LA LIBIDO, UNE AFFAIRE PERSO À SUIVRE DE PRÈS

C’est sans aucun doute une affaire d’intimité qui relève du strict privé cette recherche instinctive chez l’être humain des plaisirs du sexe. Chacune et chacun d’entre nous ont une sexualité qui leur est propre et qui doit être assumée dès les premiers mois de la naissance. Dans le temps compliqué de l’adolescence et tout au long de sa vie d’adulte plus ou moins enrichissante, l’être humain avec ses moyens et ses envies essaie d’être à la hauteur de ses espérances. Son ressenti dans cet art d’aimer si sublimé ne peut prendre un jour ou l’autre que les couleurs un peu changeantes de l’arc-en-ciel : de l’indigo au bleu, du do ré mi au fa sol la si musicaux qui vont de pair, est- il vraiment extra ce sexe dans tous les sens ? Ou simplement bon sans plus ? À moins qu’il soit tout bonnement médiocre et les dés sont jetés !

Le bilan d’un face à face sans tricherie avec soi-même peut s’avérer au premier abord sévère et sans avenir. Ne nous laissons pas enfermer dans tout ce carcan autant physique que cérébral qui essaie de bousiller trop souvent nos envies de faire l’amour. Notre libido si perso, prenons-en soin, comprenons-la vraiment sans hostilité ni crainte pour que chez chacun d’entre nous, le plaisir d’aimer reste sur la durée le plus chaleureux possible.

 

La libido, c’est quoi ?

Ce n’est pas une lubie cette libido, c’est un phénomène parfaitement naturel qui secoue bien agréablement l’être humain depuis sa plus tendre jeunesse. Chez l’être humain, l’énorme envie d’aimer est instinctive : nous naissons tous avec cette énorme envie de faire l’amour plus tard dans notre adolescence et notre vie d’adulte. C’est un désir incontournable qui nous titille tous et qui nous accompagne tout au long de notre vie. À moins d’être anormalement constitué, c’est notre leitmotiv, sans qu’il devienne pour autant pour la majorité d’entre nous, une addiction ou une obsession.

La libido, c’est une énergie et elle est en majorité reliée au sexe. Dans le vécu du quotidien, ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît et tout se mélange : l’envie et le désir se frottent aux hormones des uns et des autres. Les molécules du désir sont pourtant les trésors d’une vie sexuelle réussie : la testostérone, les estrogènes et la progestérone sont des hormones qui s’invitent tout naturellement à la fête des plaisirs du sexe dès l’adolescence.

La testostérone est bien plus qu’une simple hormone masculine. Pas de débat pour son rôle déterminant dans le bon fonctionnement des testicules des hommes mais n’oublions surtout pas que les femmes en fabriquent elles aussi dans leurs glandes surrénales. Pour ce qui concerne les estrogènes qui font partie d’une autre catégorie d’hormones chez la femme, elles sont secrétées en début de cycle et produites en grande quantité juste avant l’ovulation.

Le corps féminin est d’une incroyable complexité et il faut à chaque femme l’écouter, pour mieux le déchiffrer et le comprendre. Bien aléatoire en effet semble être la donne perso de chaque femme pour tout ce qui concerne le sexe. Au partenaire privilégié de se mettre au diapason. La libido de l’un et de l’autre dans une relation sexuelle à deux réussie, c’est la clé de contact silencieuse mais bouillante comme un chaudron qui emmènera le couple vers cet équilibre harmonieux entre le plaisir ressenti et la réelle motivation de faire l’amour en toute complicité.

Chaque être humain gère comme il peut et comme il l’entend sa propre libido pour mieux l’associer à la libido de l’être aimé. À chacun d’encourager lorsque les circonstances s’avèrent favorables cette envie d’avoir pour son propre plaisir un comportement sexuel qui lui apportera des sensations très fortes et des satisfactions insoupçonnées.

Faisons-fi des derniers tabous qui polluent encore trop souvent notre sexualité et apprenons à connaître notre propre libido : ne laissons pas à la seule dopamine tout le boulot à faire en amont. Ce neurotransmetteur du plaisir et du désir qui inonde à souhait notre cerveau est un allié précieux. Aidons-le en prenant le temps d’explorer notre sexualité propre, d’appréhender nos désirs et dompter nos plaisirs les plus intenses.

 

 

La libido, ses pics de forme mais aussi ses baisses de régime

La vie hormonale chez l’être humain n’est pas un long fleuve tranquille et chez la femme, elle est extrêmement mouvante avec des cycles ovariens à répétition, des grossesses à assumer, une ménopause à vivre et à surmonter. Bien plus que chez l’homme, la libido de la femme fait du yo-yo.

Bien des facteurs psychologiques et environnementaux entrent de plein pied en ligne de compte et viennent sérieusement perturber l’harmonie du bonheur qui s’est installée entre deux êtres qui s’aiment : le désir n’est pas seulement dicté par les hormones. Le stress et la fatigue sont les premiers freins à l’envie de faire l’amour. Ne laissez pas le stress impacter trop durement votre vie sexuelle, et basta la performance. En très belle contre partie de ces durs moments, ressortons de nos archives de bien belles recettes imparables dans leur simplicité et leur redoutable efficacité : des petits plats concoctés à base de produits aphrodisiaques par ci, une lingerie plus qu’affriolante par là et le tour est joué. Pas tout à fait pour peu que des jeux érotiques ou de savants massages viennent mettre un peu plus de piment dans la farandole de l’amour.

Les relations amoureuses basées essentiellement sur le sexe prennent une place importante et de qualité dans la vie des intéressés. Cependant, bien des situations du quotidien sont susceptibles de brouiller sinon bousiller ce bel agencement. La sexualité de l’un ou l’autre peut à tout moment de la vie être sérieusement altérée : la maladie, une grossesse mal vécue, la ménopause qui pointe son nez. Sauf catastrophe d’une extrême gravité, il n’y a pas de panique à avoir à bord du beau bateau des plaisirs du sexe. Bien sûr que notre libido en est grandement affectée mais il ne faut surtout pas imaginer le pire concernant tous ces mauvais passages de la vie qui ne sont dans la grande majorité des cas que ponctuels et à mettre le moment venu aux oubliettes. Sexe et ménopause, sexe et cancer, sexe et maladies chroniques ne font pas bon ménage et c’est parfaitement compréhensible. Osons pourtant lever le voile sur les doutes et les incertitudes et piochons tous et toutes dans notre fureur de vivre les bons ingrédients pour aller au-delà de toutes ces difficultés et vicissitudes incontournables de la vie.

 


Une affaire perso à régler à deux ?

Affaire strictement perso ou affaire de couple ? Bonne question !

Pour trouver la superbe route des plaisirs du sexe, mieux vaut être deux. Les baisers, les effleurements les plus légers, les caresses surprenantes dans leur curiosité, sont de véritables lanceurs d’alerte pour certaines parties du corps connues ou pas, tout aussi bien chez l’homme comme chez la femme.

Ces zones qui gardent quoi qu’il arrive un certain mystère parce que plus ou moins identifiées, réservent pas mal de surprises aux plus audacieux des amants et des amantes et se révèlent de véritables capteurs de désirs qui emmènent tout ce petit monde de l’amour vers le plaisir charnel d’aimer et d’être aimé. Du lobe d’oreille aux orteils en passant par les seins et les fesses, la libido à deux - cette folle envie de faire l’amour, d’aimer et d’être aimé - a de beaux jours devant elle pour un plaisir complice et pleinement partagé.

 

Restons zen dans ce monde bien anxiogène. Les plaisirs du sexe sont l’apanage, l’exclusivité de chacun et chacune d’entre nous. Ils sont notre jardin secret mais quelque part aussi une sorte de trophée permanent à conquérir et qui par conséquent se mérite.

La sexualité de l’être humain n’est pas du tout figée, quel que soit l’âge de ce dernier. Faisons enfin la paix avec notre corps et notre tête à priori bien-pensante pour une vie sexuelle aussi sensuelle qu’apaisée.

Remettons les pendules du sexe à la bonne heure de marche et tout ira beaucoup mieux dans notre vie : l’envie, le désir, le plaisir ne sont pas des choses acquises, elles se méritent et se construisent. Faisons fi des derniers tabous qui bousculent encore aujourd’hui notre sexualité qui reste d’une fragilité originelle incontournable qu’il nous faut admettre et encore moins renier.

Les plaisirs du sexe sont à portée de main, à la seule condition de les comprendre, de les saisir pleinement dans toutes leurs dimensions et leurs nuances. La sexualité de chacun d’entre nous – et la libido en est le bien joli moteur - est une suite ininterrompue d’histoires en tous genres : l’envie et le plaisir sont une alchimie unique, étonnante de sincérité et de spontanéité à ne pas rater.

Le bonheur amoureux de l’être humain passe par la plénitude de ses sentiments les plus intimes et les plus secrets. Soyez convaincus que cette envie instinctive d’aimer qu’on appelle savamment libido reste pour notre humanité toute entière un trésor incomparable à protéger.

Et pourquoi ne pas espérer demain une libido « new wave » qui serait bien plus maîtresse de son destin ? Notre humanité en péril a besoin de challenges chaleureux. Le pari est engagé : à nous toutes et tous de le relever !