LA FEMME ET SON DOIGT D’HONNEUR À LA PHALLOCRATIE

La jouissance et l’orgasme sont pour la gente féminine autant d’envies et de désirs légitimes qu’elle a vécus de tous temps en secret, dans les plus grandes difficultés et dans l’interdit absolu. Tout ceci ne véhicule aucune idée noire d’un passé révolu pour la femme qui continue de se battre mais bien plus le constat amer d’un désastre homme-femme” qu’il y a lieu de conjuguer désormais au passé. La prise de position de la femme dans ses revendications sexuelles et dans ses mentalités amoureuses est lumineuse. Au diable et pour de bon les contraintes, les diktats et les conventions sociales. Dans cette bataille magnifique qu’elle mène désormais pour faire reconnaître son droit absolu d’aimer comme elle l’entend, la femme impose incontestablement à la société non seulement ses convictions mais aussi et surtout ses propres envies, ses préférences du moment, ses choix personnels. Le tout sans soumission.

L’oppression sexuelle vis-à-vis de la femme serait-elle enfin vaincue ? Découvrons en plus dans cet article qui donne un coup de pied dans la fourmilière et jette aux orties ce trop fameux masculin-féminin bourré d’inégalités et d’injustices. Plus de guerre des sexes, c'est notre programme, notre désir le plus cher !

La révolution du sexe féminin est en marche

Le plaisir intime au féminin est devenu un droit universel reconnu par l’humanité toute entière.

La femme du quotidien n’est plus ce qu’elle a trop longtemps été. Un objet pour assouvir les désirs de son homme ou des sauvages qui peuplaient la planète. Certes, l
e plaisir féminin a son histoire longtemps chahutée et dont nous avons tous le devoir de laisser en paix, en mémoire à tous ces siècles d’injustice envers le sexe féminin.

Les hommes devraient se souvenir qu’ils ont bénéficié dans ce domaine d’un statut sacrément privilégié. 
Quelle injustice pour cette tolérance maxi voire bien plus encore pour les hommes. Quelle injustice pour cette intolérance et ce rejet d’office pour les femmes. Les temps ont bigrement changé de philosophie et de physionomie. Quel bonheur.

Le plaisir intime féminin est garant de l’équilibre de la femme tant au niveau du physique que du mental. Ce plaisir, sain et justifié se voit pour autant constamment malmené par une multitude d’idées reçues, souvent machistes qui circulent avec beaucoup d’outrances et d’inexactitudes dans notre monde se voulant pourtant si moderne, si “new look”.

Entre le discret bouche-à-oreille qui se chuchote entre amis(e)s sans faire trop de bruit, les remarques piquantes des hommes et les excès en tous genres que l’on peut lire sur les réseaux sociaux et Internet, le plaisir du sexe au féminin est encore trop souvent miné par des tabous et la femme dans toute sa plénitude n’échappe pas au massacre des hypocrisies et des non-dits. Au diable les fake-news maintes fois entretenues qui empoisonnent à volonté le quotidien de la femme dans ce qu’il a de plus intime, de plus secret, de plus personnel.  

Notre vie sexuelle, depuis l’adolescence jusqu’aux prémices de la première vieillesse n’est pas faite que de pudeur et de retenue dans nos envies. La vie est aussi faite pour vivre intensément ses propres fantasmes, découvrir de nouvelles sensations et vibrer au dispason de ses émotions. Face à tous les obstacles que la femme rencontre encore malencontreusement sur sa route, l’oppression sexuelle est peut-être en voie d’extinction et c’est un grand bonheur d’en faire le constat aujourd’hui. Rien n’est toutefois gagné et il nous faudra encore du temps pour briser tous ces tabous autour de la sexualité féminine.

La femme, dans toute sa modernité et ses envies de vivre pleinement sa vie, s’approprie peu à peu et sans complexe son corps et son mental. Elle a fait un boulot fantastique pour clamer haut et fort qu’elle avait de sacrés trésors en son sein qu’il ne fallait plus gaspiller. Qu’elle avait avec son clitoris une mine d’or au bout de ses doigts de fée.

La femme d’aujourd’hui a su se libérer de tous les carcans sociétaux qui l’ont trop longtemps mise sous les verrous pour jouer les servantes à la maison et les mères au foyer. Dorée ou pas, cette prison du quotidien souvent sournoise et invisible ne lui convient plus désormais et c’est un message d’indépendance très fort qu’elle envoie pour faire mieux avancer le monde dans ses joies comme dans ses peines.  

La gente féminine revendique son droit au plaisir, et en solo  

Serait-elle toujours taboue la masturbation féminine dans un monde qui se veut tant à l’avant-garde et si libre de toute contrainte ? Non, disons, pour ne pas passer pour un naïf, encore un brin tout de même, vous ne trouvez pas ? C’est à chacune d’entre vous mesdames et à vous seule, dans le secret de votre intimité, de faire les bons choix, de demander sans violence et avec beaucoup de douceur à votre corps en accord avec votre mental, tous ces petits plaisirs physiques de la vie inavouables que vous ne voulez surtout pas manquer. L’ivresse du moment, vécue en solitaire, est de trop grande intensité pour laisser passer cette superbe opportunité. L’époque du Moyen-Âge, où nos dames étaient classées au rang de sorcières de Salem est révolu. Dites oui aux plaisirs de la masturbation. Vos seins impatients vous attendent, votre clitoris n’en finit plus de vous faire d’agaçants clins d’œil. Il est temps de mettre le moteur de vos plaisirs intimes en route et au diable pour de bon cette “NO GO ZONE” si longtemps interdite d’accès. Avec un peu ou beaucoup ou sans slow-sex, avec de la lenteur ou du rythme, de la douceur ou de la fermeté. Caressez-vous, explorez-vous et faites le comme bon vous l’entendez.

Ne jouons plus dans la cour des mots et de leurs travers : la femme aspire pleinement à ce besoin naturel de soulager physiquement et mentalement ses envies de sexe. La masturbation, ce serait normal pour l’homme, anormal pour la femme : quelle hypocrisie. Et fermons plutôt le ban pour dire que ce phénomène de masturbation en solitaire est bien ancré dans le monde féminin et qu’il n’y a pas lieu de s’en offusquer. Chez l’homme comme chez la femme, en responsabilité partagée et sans quelconque culpabilité, les vies des uns et des autres ont leurs droits et leurs devoirs. Pas moins, pas plus. Le fait de culpabiliser au sacro-saint nom d’une religion planétaire dépassée, n’a plus cours. Quant aux craintes que notre propre médecine souleva à tort par le passé, elles sont désormais archivées dans le compte médical “Pertes et Profits” et c’est très bien ainsi.

Dans ces moments d’intimité que la femme se réserve en solo, le partenaire s’avère a priori de bien peu d’utilité. Vous n’avez vraisemblablement pas besoin de lui et de son carburant pour vous faire plaisir, et vous sentir bien. Eh oui, la femme est tout sauf une plante : elle est intelligente, positive, dynamique, ouverte à tout mais elle se veut indépendante dans sa tête et dans son corps. Ses envies d’un jour ou du lendemain de faire ou de ne pas faire, c’est désormais son domaine que l’homme dans son propre univers n’a plus le droit de piétiner. Son désir de s’aimer en solitaire ou bien de faire à un autre moment l’amour à deux ou en solo n’a pour elle plus de limites ni de frontières. Ce désir féminin se veut humaniste avant tout et exclut toute forme de haine et de violence. C’est le choix à elle seule de ne plus avoir à demander ou à subir. La femme moderne se construit son propre avenir et cela lui suffit amplement. Elle n’a besoin de rien d’autre pour mener à bien ses projets et assouvir ses envies. Solitaire ou pas, elle est partante, c’est certain.

Très longtemps frappée du sceau de l’infamie, la masturbation féminine s’est enfin appropriée ses véritables lettres de noblesse et ce n’est que justice ! La masturbation attire tout le monde, de tous les âges, les jeunes à la découverte de leur corps, les plus expérimentés à la recherche de sensations et la femme épanouie qui aspire à l’être encore plus en s'invitant à toujours plus d'offrandes. Dans ce registre, le clitoris est sacré chef de bande, le grand patron de vos plaisirs les plus intimes. Ce fut longtemps un "non" sans concession à l’idée d’un plaisir purement clitoridien pour le seul profit d’un plaisir vaginal suranné. Aujourd’hui, les choses sont dans le bon ordre et au seul bénéfice des dames, le clitoris et le vagin font un bien agréable et redoutable tandem. Plus personne ne l’ignore, le clitoris est devenu à juste titre le centre du plaisir.

Qu’elle est donc réconfortante cette approche du plaisir solitaire au féminin si loin de la dépendance. Ce plaisir de jouir en toute liberté sans avoir à demander quoi que ce soit, à qui que ce soit, quel pied ! En plein cœur d’un monde occidental si chahuté, les femmes œuvrent désormais avec beaucoup d’envie et de talent pour le respect intégral et partagé, non pas des droits de l’homme, c’est trop incomplet mais le respect des droits de l’être humain et là, on affiche complet et c’est inattaquable. À nous tous et toutes de conserver et de multiplier cet optimisme raisonné pour que cette égalité croissante des chances et des choix intimes personnels en ce qui concerne le sexe pour la femme comme pour l’homme puisse donner enfin à ce phénomène de liberté sexuelle unisexe toute sa dimension humaine. Bien au delà du désert affectif qui plombe un passé moche et particulièrement réducteur, au-delà de quatre siècles d’une humanité privée d’une véritable identité, ce juste équilibre hommes-femmes est devenu la pierre angulaire d’une lutte toujours un peu sournoise.

La femme, dans toute sa plénitude, réclame de plus en plus de liberté pour s’exprimer. Le temps perdu dans les doutes, les craintes et les angoisses sont royalement partis aux oubliettes pour étonnamment rebondir et devenir source sûre et de plus en plus vivante d’un nouvel ordre égalitaire dans les rapports entre les hommes et les femmes. Dans le mental des femmes d’aujourd’hui, ce message a été parfaitement entendu, compris et transmis d’office et de droit aux jeunettes. Héréditaire d’un passé ancien toujours en retard de modernité, la femme est fière aujourd’hui de prendre le relais des rares mais si belles figures des féministes de cette époque révolue ! Elle sera sans coup férir demain la femme du siècle… des deux sexes ! 

La femme revendique son droit au plaisir, et on l'acclame. Hier, elle se masturbait et culpabilisait dans la foulée. Aujourd’hui, c’est chez elle un geste devenu anodin grandeur nature. La révolution du clitoris, c’est son œuvre… Celle du Point-G aussi. Alors, un hommage à la gente féminine et un Oui massif à ce grand cri d’amour qu’elle s’envoie à elle-même en priorité !