LA MÉNOPAUSE, UN VIRAGE DE LA VIE FÉMININE À PRENDRE SEREINEMENT.

La ménopause est encore aujourd’hui un sujet tabou alors que c’est une étape physiologique normale et non pathologique chez la femme. Ce phénomène naturel est bien spécifique dans sa version féminine puisque seuls dans le règne animal, quelques rares mammifères marins comme le béluga et son cousin le narval connaissent ce même processus. Chez la femme, il correspond à l’arrêt définitif du fonctionnement des ovaires qui aboutit à l’interruption de la production de ses hormones sexuelles (les oestrogènes et la progesterone) ainsi qu’à la cessation de l’ovulation. Il n’y a pas de ménopause unique, il y a donc autant de ménopauses que de femmes. Certaines d’entre-elles, chanceuses, ne connaîtront de cet épisode ennuyeux qu’un léger inconfort alors que d’autres, plus exposées, seront sérieusement importunées voire perturbées par des manifestations non seulement physiques mais aussi intellectuelles ou émotionnelles.Vous toutes, vivant une quarantaine bien assumée, existez toujours sexuellement et tenez à le faire savoir.
A l’approche de vos 50 ans, l’avenir est devant vous mesdames, nous en faisons l’éloge dans cet article.

La ménopause, un histoire aussi vieille qu’Ève ?

L’histoire de la ménopause a commencé il y a très longtemps. Cet arrêt des règles et de la fertilité, on en parle depuis l’Antiquité mais toujours de façon négative.
Au 1er siècle , la ménopause était considérée comme impure et toxique. Rien que ça. Vous pensez que les choses vont s’arranger ? Le pire est à venir !!
Quelques siècles plus tard, en 1515 sous le règne de Philippe d’Espagne, on n’hésitait pas à accuser publiquement « les vieilles femmes » de sorcellerie, entendez par vieilles femmes dire les femmes ménopausées aujourd’hui.

Dans cette tourmente politico-religieuse, 80% des 30.000 à 50.000 victimes de l’Inquisition espagnole seront des femmes brûlées sur le simple soupçon de sorcellerie. Le statut des femmes vouées à être ménopausées à partir de quarante cinq ans jusqu’à la soixantaine prit ensuite un meilleur visage et devint un peu moins inconfortable dans les décennies des XVIII ème et XIX ème siècles. La ménopause, bien que dangereuse pour la femme qui la subissait n’était plus perçue de la sorte pour son environnement; en cause, de prétendus virus sources de maladies. Diderot, dans son ouvrage «l’âge critique», évoquait « des maladies longues et dangereuses qui contaminait la femme à cet âge-là ». Il fallut attendre 1821 pour qu’un médecin français, Charles de Gardanne, invente le terme de ménopause pour évoquer cette cessation des menstrues.

Dans les années 1960, Robert Wilson, un gynécologue américain dressa, dans un livre « feminine forever» un portrait négatif pour ne pas dire dramatique des femmes ménopausées. Une façon comme une autre de faire la promotion des traitements hormonaux qu’il prônait à l’époque pour permettre à la femme de rester femme malgré l’arrêt définitif de ses règles.

Chez nous en France, toujours dans ces années 60, Gérard Zwang, un chirurgien urologue osait écrire dans son livre « le Sexe et la femme »:

« La femme n’est véritablement femelle, pénétrable, désirante et désirable que de la puberté à la sixième décennie de sa vie. »

Si ce slogan est tombé en déséquietude aujourd'hui, il n’en est pas moins totalement préjudiciable aux femmes de ces époques à qui on a osé enlever sans état d’âme toute féminité et tout statut social.

Dans les années 70, aux Etats-Unis, le constat navrant de devoir associer la recrudescence des cancers de l’utérus à la prise de plus en plus fréquente de progestatifs finit par mettre en lumière les dangers inhérents au seul traitement hormonal de la ménopause. Les promotions orchestrées par les lobbies et les laboratoires, soutenus par un corps médical complice se multiplièrent jusqu’aux années 2000 et un de leurs leaders d’opinion, Henry Rosenbaum, n’hésita pas alors à écrire sur la première couverture de son livre « La cinquantaine épanouie »:

« Les traitements actuels permettent à la femme ménopausée de rester belle, désirable et active. »

Une façon commerciale, bien peu médicale et surtout cavalière d’affirmer que sans traitement hormonal, plus de beauté féminine, plus de désirs, plus d’énergie. Cette médicalisation à outrance aux Etats-Unis suscita finalement, dans ce pays, une réaction des plus violentes de la part du monde féminin et donna ainsi naissance à un grand mouvement propulsé par le livre « How I serve growing older ».
Plus qu’un livre, ce fut le témoignage poignant de femmes ménopausées qui revendiquaient le droit de vivre sans traitement hormonal sans être pour autant des femmes dépassées sans la moindre utilité. Germaine Greer, célèbre féministe des années 60-70, eut elle aussi son heure de gloire en démolissant durement mais justement tout le corps médical dans ses ouvrages « La femme eunuque » et « The Chang ».

En France, cette médicalisation fut moindre. La revue féministe « Remue-Ménage », a assez bien résumé la situation des femmes ménopausées:

«Dans cette nuée de symptômes, nous retenons surtout qu’il n’y a pas de fatalité organique.
Plutôt les ravages d’un statut
social des femmes encore et toujours liés à la procréation. »

 

Qu’est-ce que la ménopause ?

La ménopause n’est pas un phénomène brutal ni une maladie qui assaille les femmes d’un seul coup. Il s’agit bien au contraire d’un phénomène naturel qui survient lorsque les ovaires arrêtent de secréter les deux hormones féminines, l’oestrogènes et la progestérone. Plus de 14 millions de femmes sont ménopausées chaque année en France.

La ménopause est véritablement « confirmée » quand l’absence de règles est constatée et effective depuis une année complète, c’est l’arrêt définitif des menstruations et de la fonction ovarienne. Statistiquement et à posteriori, la femme est ménopausée aux environs de 50-52 ans.

Avec l’âge qui avance, le stock d’ovocytes diminue et la chute rapide de la production hormonale devient inéluctable. De 400.000 à la puberté, il se rapproche implacablement des 25.000 vers 37-38 ans et c’est à cet âge que l’on assiste à un net fléchissement de la quantité de follicules primordiaux: le stock d’ovocytes n’est plus que de 10.000 à 40 ans pour s’effondrer en pleine phase de ménopause.

La fin des menstrues est divisée en trois étapes. La première, la préménopause, est la période de transition vers la ménopause. Ses premières manifestations sont très variables selon les femmes et se déclarent parfois 8 à 10 ans avant l’arrivée effective de la ménopause. Vers la fin de la trentaine ou au début de la quarantaine, la production d’oestrogènes par les ovaires diminue de fa9on progressive. C’est un des signes avant-coureurs de la pré ménopause qui va durer jusqu’à l’arrêt définitif des règles. Dans la dernière année, la baisse d’oestrogènes va naturellement s’accélérer : les menstruations deviennent irrégulières et le comportement féminin se modifie. La pré ménopause prend fin dès que la ménopause sera effective, c’est-à-dire au bout d’un an sans règles. C’est une fin de cycle mais aussi le constat d’une ménopause avérée et installée. Dans la majorité des cas, ce constat se fait en fin de quarantaine ou en début de cinquantaine.

Suite aux fluctuations hormonales liées à la baisse de production d’oestrogènes, de progestérone et de testostérone par les ovaires, la ménopause déclenche très souvent des réactions dans l’organisme (bouffées de chaleur, sautes d'humeur, prise de poids, baisse de la libido). De la même manière, la baisse de production d’oestrogènes est à prendre en considération et demande une surveillance particulière puisqu’elle affecte directement la fonction cardiaque.

Vous souhaitez en discuter avec une personne concernée ?
Sophie Kune du compte @menaupose.stories vous en parle dans une IGTV sur notre compte instagram @yesforlov_official.

Comment bien vivre sa ménopause et soulager les symptômes ?

Lorsqu’elles arrivent à l'âge de la ménopause, la plupart des femmes choisissent de ne suivre aucune thérapie. Il peut cependant leur être proposé un traitement hormonal de la ménopause qui associe un apport d’oestrogènes et de progestérone. L’hormonothérapie semble donc être à priori le traitement le plus efficace pour alléger les symtômes de la ménopause, notamment les bouffées de chaleur, les risques d’ostéoporose et la sécheresse vaginale. La vigilance reste de mise dans le choix à faire.

Dans plusieurs études américaine (Women’s Health Initiative) ou anglaise (Million Women Study), Il semblerait que certains traitements hormonal augmentent les risques d’accidents cardiovasculaires, de thrombose veineuse, d’infarctus du myocarde, du cancer du sein et du cancer de l’ovaire. D’autres études (KEEPS) semblent affirmer le contraire tant que le THM est correctement instauré.

Le traitement le plus naturel ne serait-il pas finalement pas de revoir alors son mode de vie ? D'un point de vue hygiéno-diététiques: Arrêtez la cigarette, diminuez votre consommation d'alcool, mangez une alimentation équilibré de qualité, pratiquez une activité physiques régulière et utilisez des gels intimes lubrifiants hydratants ou des sérums vulvaires de qualité formulé sans perturbateurs endocriniens et uniquement avec des ingrédients naturels.

 

Avec la ménopause, la femme commence une nouvelle étape de sa vie.
Les premiers symptômes et troubles liés à ce phénomène doivent être sérieusement pris en compte : Bien que la perte osseuse, source de fractures potentielles, reste silencieuse, les os se fragilisent. Le cholestérol augmente et la paroi des artères finit par s’altérer. Un bilan sanguin à intervalles réguliers s’impose donc pour éviter toute surprise désagréable. Les bouffées de chaleur les plus sévères et les sueurs nocturnes trop fréquentes peuvent être annonciatrices d’accidents cardiovasculaires potentiels, elles doivent être sérieusement considérées. Enfin, un bilan gynécologique annuel et une mammographie tous les 2 ans vous rassureront ou vous préviendrons à temps au cas où vous deviez prendre un traiment complémentaire.

Les solutions à privilégier pour les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes:

  • De l’activité physique dont la marche et la natation (en post-cinquantaine, le sport favorise naturellement la production d’oestrogènes à partir de la glande surrénale, ce qui aide à compenser le déficit hormonal).
  • Pas ou peu d’alcool.
  • Pas ou peu de mets épicés
  • Pas ou peu de soja dans votre alimentation (préférez le tofu et les laitages).
  • Pas de stress inutile
  • Renoncer à la cigarette
  • Et pour compenser toutes ces privations : de l’homéopathie, de la phytothérapie, de l’acupuncture, des massages tantriques et de la balnéothérapie en renfort.

Les solutions à privilégier pour les troubles de l’intimité : Sécheresses vaginales, inconfort intimes, baise du désir …

  • Renforcez votre périnée pour diminuer les fuites urinaires (des exercices précis de contraction et de relâchement en alternance avec des boules de geisha peuvent se révéler d’une grande aide. Vous pouvez consulter notre article dédié au renforcement du périnée.
  • Utilisez des lubrifiants intime à action longue pour diminuer la sécheresse des muqueuses vaginales (à renouveler très souvent pour éviter les infections et signes d’inconforts). Nous vous recommandons notre lubrifiant intime naturel hydratant.
  • Ne renoncez pas au sexe, préférez une excitation lente et progressive avec des préliminaires pour lubrifier naturellement votre vagin.
  • Multipliez les soins et les moments de bien-être comme les massages, les caresses, et les préliminaires intimes.

Les solutions à privilégier pour les modifications du corps : Perte d’élasticité, cheveux et ongles cassants …

  • Préférez les plats à base huiles végétales riches en acide linoléique (huiles de pépins de raisin et de noix).
  • Mangez en bonne quantité des fruits et légumes (ils apportent des vitamines et des antioxydants).
  • Ne vous exposez plus aux rayons du soleil qui peuvent être nocifs

Nos plus grands chercheurs ne finissent pas de découvrir les qualités des phytoestrogènes associés à un régime nutritionnel équilibré dans l’alimentation de la femme ménopausée. On trouve aisément ces oestrogènes naturels dans les céréales et pour l’anecdote, en très grande quantité dans les assiettes des femmes asiatiques ménopausées!). Côté vitamines, une multitude de micronutriments sont très bénéfiques pour la femme en post-ménopause mais trois d’entre eux ressortent du lot : la vitamine D, le calcium et le phosphore.

Les solutions à privilégier pour la mémoire : Des vitamines et minéraux.

  • Vos besoins en vitamine D : 400 à 800 UI /jour.
  • Vos besoins en calcium: 1500 mg/jour sans hormonothérapie pour ménopause et 1000mg/jour en cas de THS.
  • Vos besoin en calcium : se rapprocher au mieux, après un bilan sanguin, de la proportion de 2 unités de calcium pour une unité de phosphore pour accroître la quantité de calcium dans les os (ce que nous ne retrouvons pas dans notre alimentation au quotidien pas assez équilibrée avec une proportion courante de 1 à 4).

Post ménopause, cap vers une nouvelle vie plus sexy

Durant des siècles, la ménopause a marqué pour l’ensemble des femmes la fin d’une existence positive et le début de problèmes physiques, physiologiques et psychiques traités de facon bien incomplète. La vie hormonale de la femme est bien plus mouvante que celle de l’homme: les cycles ovariens, les maternités et les possibles allaitements qui s’en suivent, la ménopause sont autant d’événements intimes et familiaux qui rythment plus ou moins intensément sa vie personnelle et elle se devait d’en tenir grandement compte, quitte à se sacrifier ! Aujourd’hui, les choses ont bien changé et la ménopause est considérée comme un épisode de son existence, rien de plus.

L’âge réel des ovaires ne correspond nullement à l’âge inscrit sur la carte d’identité. Il est donc possible et précieux de calculer l’âge ovarien chez la femme et de connaître ainsi sa réserve ovarienne (quantité d’ovocytes disponibles à un temps parfaitement défini) afin d’évaluer sa fertilité potentielle. Confrontée à son âge ovarien, la femme pourrait donc essayer de privilégier avec plus d’aisance les meilleures options dans ses projets de maternité futurs. Alors, ne semble-t-il pas légitime d’imaginer que, dans les temps à venir, un test sanguin de l’hormone antimüllerienne (l’Amh) de la femme puisse être proposé ? Celui-ci permettrait de prédire à terme l’âge de sa ménopause ? Bonne ou mauvaise idée, à vous de nous le dire.

Il y a une vie avant et une vie après la fin des cycles : la post-ménopause réclame, mieux, elle tend) vers un nouvel équilibre de vie que vous seules pouvez mettre en place.

Aussi, certains symptômes seront à peine perceptibles, d’autres seront plus sévères. Notre conseil : surveiller tous les dysfonctionnements possibles côté osseux car la ménopause augmente le risque d'ostéoporose chez les femmes. Il n’y a pas lieu en revanche de s’inquiéter d’un manque éventuel de tonus musculaire et de perte d’élasticité de votre peau dont vous prenez pourtant le plus grand soin. Tout rentrera dans l’ordre assez rapidement avec le sport que vous reprendrez en douceur et le recours à vos produits favoris d’hygiène intime que vous privilégiez déjà avant la ménopause.

Faites appel à l’hormonothérapie si vous l’estimez nécessaire pour votre santé et tournez-vous encore plus vers la phytothérapie qui abrite en son sein des plantes extraordinaires et susceptibles de préserver longtemps votre santé. Alors, go! pour les isoflavones, les lignanes et les coumestans mais surtout cap vers une sexualité éternelle qui ne demande qu’à être partagée, sublimée et intensément vécue.

Pour optimiser la seconde partie de votre existence, un seul mot d’ordre : du sport, une alimentation riche en compléments, des soins pour le bien-être intime, beaucoup de self love et de confiance. L’exercice physique et les apports alimentaires bien spécifiques constituent deux démarches très simples à entreprendre. Faites-les mesdames! Quant au sérum intime pour la vulve, c’est votre allié le plus sûr, et le plus naturel pour votre confort et votre vie de femme en devenir. Bon vent et bonne route.